Égoïsme ou estime de soi ? : il y a souvent confusion entre les deux

Mis à jour : mars 2

Dans ma pratique professionnelle, l'accusation d'être égoïste ou la peur de l'être est souvent présente.


Mais en fait, c’est quoi « être égoïste » ?

Le dictionnaire dit qu’une personne égoïste est une personne qui ne cherche que son intérêt, son plaisir, sa satisfaction personnelle... donc qui ne pense qu'à elle !

Cala peut sous-entendre que penser à soi, répondre à ses besoins, être satisfait de soi-même est de l’égoïsme.


Une personne qui a une bonne estime d’elle-même serait une personne égoïste ?

Là est bien l’erreur !

Dans notre société judéo-chrétienne, nous avons appris que répondre à nos besoins était égoïste : il faut répondre aux besoins des autres même si c'est au détriment de ses propres besoins pour pouvoir être une personne généreuse et ne pas passer pour un égoïste.

Pourtant, une personne qui ne répond pas à ses propres besoins vit beaucoup d’émotions parce qu’elle a des "attentes " : inconsciemment ou non, elle attend quelque chose en contrepartie.

Cette personne ne comprend pas que les autres ne se mettent pas en quatre pour rendre leur entourage (ou elle-même) heureux comme elle le fait elle-même. Elle est donc portée à accuser les autres d’égoïsme et peut difficilement vivre des relations saines dans ces conditions.

Cette personne est donc bien loin d’être généreuse puisque tout ce qu’elle donne est dans l’attente d’un retour.

Personne ne peut vous faire sentir inférieur sans votre consentement

Qu'est-ce qu'une personne égoïste ?

C'est une personne qui attend de l’autre qu’elle réponde à ses attentes avant qu'elle ne réponde à ses propres besoins.

Finalement, nous découvrons que nous sommes bien souvent égoïstes et que nous ne nous aimons pas suffisamment pour nous donner ce que nous donnons aux autres.


L'estime de soi, c'est être responsable de ses besoins et y répondre

Nous avons bien souvent appris que le bonheur venait des autres et cela induit qu'ils sont aussi responsables de notre malheur.

Mais en fait, nous sommes nous-même responsable de notre bonheur, tout comme de notre malheur d'ailleurs : en tant qu’humain, nous n’avons pas le pouvoir de faire le bonheur ou le malheur des autres, pour la simple et bonne raison que cela fait partie du cheminement personnel de chacun.

C'est plutôt une bonne nouvelle parce que lorsque nous vivons un bonheur, nous ne sommes redevables à personne à part nous-même et ça, c'est très bon pour l'estime de soi !

Personne ne peut non plus nous enlever le bonheur que nous vivons !

Comme nous avons le pouvoir de créer notre bonheur, nous avons donc aussi le pouvoir de transformer nos malheurs !


Être responsable de ses besoins

Lorsque nous nous sentons capables de répondre à nos besoins, que ceux-ci sont comblés, nous nous sentons épanouis, heureux...

Nous n'avons plus d’attentes envers les autres, nous ne les jugeons plus.

Nos relations s'apaisent et nous sommes capables de donner sans attente.

Là une chose merveilleuse se passe : en partageant notre bonheur, nous découvrons qu'il se multiplie et nous donnons envie aux autres d'en faire autant.


Un moyen pour savoir quand nous sommes égoïstes ?

Justement lorsque nous accusons les autres de l’être !

Vous savez comme les enfants disent : « c’est celui qui dit qui y est ».

Miroir, miroir…

Allez un peu de compassion et d'humilité pour nous et merci pour ce cadeau que représente cette personne que nous accusons.

Elle est là pour que nous apprenions à nous aimer !

Commençons par accepter ce fait, nous ne nous aimons pas autant que nous le pensons alors pourquoi l’attendre des autres ?

"Allez, j'accepte cela, aujourd’hui c’est comme ça, c’est ce que j’ai appris enfant, demain, ce sera autrement".

Aimer les autres commence par s’aimer soi-même et surtout ne vous prenez pas trop au sérieux, tout finit par passer !


Tout est temporaire !!

    Rachel DURANT 

Thérapeute psycho-corporel

Coaching

 

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© Rachel Durant