top of page

Les addictions expliquées par les neurosciences

Dernière mise à jour : 2 mars 2021

Les addictions sont de toutes sortes, cet article concerne plutôt les produits toxiques pour l’organisme comme la cigarette, l’alcool, la drogue, les médicaments, et même le sucre mais le phénomène est sensiblement le même pour le jeu, les achats compulsifs, les écrans….

Une addiction répond à un manque émotionnel et s’installe sur un corps affaibli.

Il s’agit donc bien d’une maladie et non pas d’un simple manque de volonté !

Renforcer le corps physique, libérer les corps mental et émotionnel, et redonner un sens à sa vie : le cercle vicieux pourra enfin être rompu !

L'addiction, derrère le plaisir, une douleur se construit
L'addiction, derrère le plaisir, une douleur se construit

Une question d’équilibre

L’homéostasie est la capacité d'un système à maintenir l'équilibre de son milieu intérieur, quelles que soient les contraintes externes. Elle régit l’organisme et de celle-ci dépend son fonctionnement.

Pour assurer l'homéostasie le cerveau assure de multiples fonctions : vigilance, mémoire, plaisir, activités motrices et sensorielles, intégration et analyse des différents stimuli reçus de l’environnement externe,…

Le cerveau s’appuie sur la centaine de milliards de neurones et de leurs messagers appelés neurotransmetteurs.

Pour transmettre l’information, un neurone libère un messager (neurotransmetteur) qui vient se positionner sur les récepteurs à la surface d’un autre neurone.

Il existe de nombreuses sortes de messagers, ils ont chacun des fonctions différentes et sont spécifiques d’un type de neurone.

Lorsque l’on prend un produit psychoactif, la puissance de la perturbation déstabilise le cerveau et il a des difficultés à maintenir son homéostasie.

Il finira par trouver des moyens pour s’adapter mais en cas de répétition des consommations, le risque est que le cerveau intègre le produit dans l’équilibre de son fonctionnement : l’homéostasie initiale devient prisonnière du produit ; si ce dernier n’est plus présent, le cerveau sera en souffrance et fonctionnera mal : c’est l’addiction.


Le circuit cérébral de la récompense

Le circuit neurobiologique de la récompense a pour fonction de favoriser les comportements qui sont nécessaires à notre survie comme boire, manger, se reproduire, s’adapter à l’environnement… La réalisation de ces actions apporte des sensations plaisantes, d’où l’appellation « circuit de récompense ».

L’apprentissage et la mise en mémoire d’actions plaisantes va nous inciter à les répéter ; c’est ce qu’on appelle l’effet renforçant.


Du désir au plaisir

La récompense est l’aboutissement de plusieurs phases que nous ressentons différemment. A l’origine il y a un stimulus.

Ce stimulus va susciter le désir.

Pour satisfaire ce désir on va agir, mettre en place les actions nécessaires pour atteindre le but.

La phase suivante est celle de l’anticipation, de la prédiction de la réalisation.