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Difficultés relationnelles et système nerveux : comment restaurer le lien ?

Comprendre le rôle du système nerveux dans nos liens

Beaucoup de mes consultants souffrant de difficultés relationnelles disent : « Je n’arrive plus à être en relation », « Dès que ça devient proche, je me ferme ou je m’agace », « Je reste dans des relations qui ne me nourrissent pas ». Ces personnes doutent souvent d’elles-mêmes et se demandent si elles sont faites pour la relation.


Ce que j’observe fréquemment en cabinet de thérapie psychocorporelle, ce n’est pas un manque de désir de lien, mais un système nerveux en insécurité.


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Comprendre les difficultés relationnelles


Comment elles se manifestent ?

Les difficultés relationnelles se manifestent de multiples façons :

  • Éviter les rencontres ou les liens profonds

  • Se fermer ou se mettre en colère dès qu’une relation devient intime

  • Rester dans des relations qui ne nourrissent pas

  • S’épuiser à maintenir des liens insatisfaisants


Ces comportements ne sont pas des défauts de caractère, ils reflètent un système nerveux en alerte.


Les difficultés relationnelles et d’autres signaux du corps

Les difficultés relationnelles s’accompagnent fréquemment d’autres difficultés, comme des traumas, un corps qui parle par la maladie, burn-out, anxiété, stress chronique ou troubles du sommeil... C’est normal, car la cause est la même : une dérégulation du système nerveux.


Pourquoi le lien devient difficile ?

Le corps et le cerveau ont mémorisé des expériences où la relation était imprévisible, envahissante ou absente. Dans ce contexte, le lien devient potentiellement dangereux.


Certaines personnes peuvent développer :

  • Une hyper-vigilance en relation

  • Une difficulté à faire confiance

  • Un retrait émotionnel pour se protéger


Ces réactions sont des stratégies de survie, qui ont permis de tenir dans des contextes difficiles à un moment donné, mais qui deviennent des obstacles lorsqu’on souhaite construire des liens sains et épanouissants.


Premier pas vers la régulation

Comprendre que les difficultés relationnelles ne sont pas un échec personnel, mais une réponse du système nerveux est le premier pas vers la régulation et la restauration du lien relationnel.


Quand le lien devient dangereux pour le corps

La relation demande une base essentielle : se sentir suffisamment en sécurité avec l’autre.


Lorsque le système nerveux a appris que la relation était imprévisible, envahissante ou absente, il s’organise pour survivre.


Comprendre les trois états du système nerveux


1. Le sympathique – l’alarme incendie

Le corps est en état d’alerte. Il anticipe le danger, se tend, réagit vite. Dans la relation, cela peut se traduire par de l’irritabilité, des conflits, une peur d’être envahi ou un besoin de contrôle.

Le lien est vécu comme un espace de vigilance.


2. Le parasympathique dorsal – l’hibernation

Le corps se met en retrait pour économiser l’énergie. Les sensations et les émotions s’émoussent. La relation paraît lointaine, inutile, trop coûteuse.

Le lien est mis en veille pour se protéger.


3. Le parasympathique ventral – la sécurité relationnelle

Le corps se sent suffisamment en sécurité pour s’ouvrir. La respiration est fluide, le regard présent, la voix modulée. La relation devient apaisante, soutenante, nourrissante.

Le lien est recherché naturellement comme base de sécurité.


Nous passons tous par ces états au cours de notre vie. La thérapie psychocorporelle n’a pas pour objectif de supprimer la survie, mais d’aider le système nerveux à retrouver un accès stable à la sécurité et au lien.

Le sympathique : l’alarme incendie

Un système nerveux en sympathique est comme une alarme incendie qui sonne en continu. À l’origine, il y a eu un danger réel. Le corps a réagi vite, puis est resté en vigilance. Il surveille, anticipe et se crispe à la moindre alerte.


Dans le corps, cela se traduit par une respiration haute, des épaules crispées, un mental très actif. Dans la relation, l’alarme transforme le lien en terrain de vigilance : irritabilité, conflits, peur d’être envahi, besoin de contrôle. Le lien cesse d’être une rencontre, il devient un espace de défense.


Le parasympathique dorsal : l’hibernation

À l’inverse, un système nerveux en parasympathique dorsal ressemble à un corps en hibernation. Lorsque le danger a été trop intense ou c'est prolongé, le corps ralentit tout. Il économise l’énergie. Il se coupe des sensations et des émotions.


La relation paraît lointaine, inutile ou épuisante. La personne peut dire qu’elle préfère être seule, non par choix profond, mais par protection. Le lien n’est pas rejeté, il est mis en veille pour préserver le vivant.


Le passage vers le parasympathique ventral

Le chemin vers le lien ne passe pas par un effort relationnel. Il commence par la régulation du système nerveux.


Lorsque la respiration s’apaise, que les appuis se réinstallent, que la tension diminue, la relation devient progressivement tolérable. La personne peut rester un peu plus longtemps en présence de l’autre, sans se défendre ni se retirer.


Ce n’est pas encore du lien, c’est la naissance de la sécurité. Par la suite, le lien devient naturellement une base de sécurité relationnelle.


La sécurité relationnelle

Lorsque le corps envoie au cerveau le signal qu’il se sent suffisamment en sécurité, le cerveau répond en activant la sécrétion d’hormones de plaisir et de lien, comme l’ocytocine, qui favorise l’ouverture et la confiance. C’est à ce moment que la personne entre dans le parasympathique ventral.


On peut comparer cet état à un feu de camp stable et chaleureux. Le feu n’est ni trop intense ni trop faible. Il diffuse juste assez de chaleur pour que l’on puisse s’approcher sans danger, se poser, respirer, écouter et se réchauffer.


Dans le corps, la respiration devient fluide, le regard s’ancre, la voix se module. La relation cesse d’être une menace et devient régulatrice. La présence de l’autre soutient, apaise et nourrit.


Le lien relationnel est recherché naturellement comme base de sécurité, et les hormones de plaisir renforcent cette expérience corporelle et émotionnelle, consolidant le sentiment de confiance et de proximité.


Restaurer la capacité relationnelle

La thérapie psychocorporelle accompagne le passage :

  • De l’alarme à l’apaisement

  • De l’hibernation à la présence

  • De la survie à la relation


Il n’y a rien de cassé chez les personnes qui souffrent en lien, il y a un système nerveux qui a appris à se protéger.


La co-régulation au cœur de ce processus

Dans la co-régulation, le corps apprend à ressentir, à ajuster, à s’ouvrir en présence de quelqu’un de sûr. Chaque rencontre devient un moment où la sécurité se vit dans le corps, et non seulement dans la tête. La respiration, le rythme, la posture, les micro-mouvements sont régulés ensemble, donnant au système nerveux l’expérience concrète que le lien peut être sûr.


Avec du temps, de la douceur et un accompagnement respectueux du rythme de chacun, le lien peut redevenir possible, puis naturel, pour devenir essentiel.


Retrouver le lien et la sécurité relationnelle

Lorsque le système nerveux retrouve sa sécurité, le lien relationnel n’est plus quelque chose à éviter. Il devient un espace vivant où l’on peut respirer, exister, se poser et se réguler avec l’autre.


Il est possible de réapprendre à vivre un lien sécurisé, à choisir ses relations et à retrouver le plaisir de la proximité émotionnelle. La thérapie psychocorporelle, centrée sur le corps et la co-régulation, accompagne ce chemin. Pas en forçant la relation, mais en réapprenant à sentir son corps, à se réguler et à vivre pleinement dans le lien relationnel.


Vous pouvez choisir aujourd’hui de redonner au lien sa place dans votre vie. La thérapie psychocorporelle vous offre un espace sécurisé pour ressentir, vous réguler et retrouver le plaisir d’être proche de l’autre. Contactez-moi pour démarrer ce chemin à votre rythme.


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Ressource offerte

Un questionnaire pour explorer l’état de votre système nerveux et ses effets sur votre vie.


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92350 Le Plessis-Robinson

06 14 10 62 62

 
 

Rachel DURANT, Thérapeute psychocorporel :

Somatothérapie, EMDR-DSA, Hypnose, 

Méthode "Écoute ton corps", Massages

Cabinet Paramédical Le Robinson Horizon

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92350 Le Plessis-Robinson

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